jeudi 8 mars 2007

Alys Robi, la première Star du Québec

Aujourd'hui, je ne vais pas parler d'un lieu de Montréal ou d'un endroit particulier du Québec, mais évoquer un film que j'avais vu juste avant de venir en France cet hiver, et plus particulièrement du personnage central de ce film.

En ce moment triomphe, je crois, sur les écrans de cinéma français, le film "La môme" qui est une évocation de la vie et de la carrière d'Edith Piaf. Impossible de le manquer : au moment de sa sortie, j'étais en France, et je me souviens du matraquage médiatique fait autour de ce film. Je me souviens qu'un professeur de musique nous disait, lorsque j'étais encore gamin, que l'histoire de la chanson française pouvait se passer de Sylvie Vartan ou Michel Sardou, mais certainement pas d'Edith Piaf. Elle avait probablement raison. Au même titre, la chanson québécoise ne peut faire l'impasse sur Alys Robi.
Mais qui est Alys Robi ? Avant de venir ici, je ne le savais pas. Ce nom n'évoquait pour moi qu'une chanson de Diane Dufresne (Alys en cinemascope), dont les paroles ne m'avaient pas particulièrement questionné.

Et puis, il y a quelques mois, dans les nouvelles du journal québecois que je lis sur Internet, on parlait des obsèques d'une personnalité du monde du spectacle (Claude Blanchard). Je lis l'article, et regarde les photos qui l'accompagnent. Sur l'une d'entre elles, on y voit une vieille dame qui se recueille, et la légende dit qu'il s'agit d'Alys Robi. Tiens, c'est elle la première star du Québec dont parle Diane Dufresne dans sa chanson ? Et elle est toujours vivante ?
Curieux de nature, je veux en savoir davantage. Mais qui est donc Alys Robi ???

Internet est un outil merveilleux pour y chercher de l'information. J'en apprends beaucoup sur cette dame, et surtout qu'elle a été un phénomène extraordinaire en son temps. Il y a même un film qui retrace sa vie (Ma vie en cinémascope) que je m'empresserai d'acheter, juste après les quelques CD que j'ai pu me procurer. Je vais essayer de résumer ce film.

Alys Robi est née Alice Robitaille en 1923 à Québec, dans le quartier ouvrier de Saint Sauveur. Son père, qui fait des galas de lutte à travers le Québec, la fait participer à ses spectacles. A l'âge de seulement 4 ans, la petite Alice monte sur les planches et chante, pour la plus grande joie des spectateurs. Elle chantera en plein air sur les plaines d'Abraham.


La petite Alice a la chanson dans le sang. Elle est née pour chanter, et elle orientera sa vie dans ce sens. Elle connait ses premiers succès dans les villages, en chantant en plein air. A sept ans, elle fait son premier gala officiel dans la ville de Québec, au théatre du Capitole. Son père lui prédit même une carrière internationale, et l'épaule dans tous ses spectacles.

Encore adolescente, elle décide cependant de se passer de la tutelle de son père. Elle veut se rendre, seule, à Montréal, pour y réussir. C'est plus ou moins une fuite. Elle s'éloigne de sa famille, et de l'église, dont le discours sur la morale et le péché semble imprimer des pensées assez terrifiantes dans son esprit.


Mais l'éloignement est aussi une grande douleur parce qu'il lui faut laisser derrière elle son frère cadet, de santé très fragile, et à qui elle voue un amour exclusif, presque maternel.


Néanmois, elle rêve de sa carrière plus que tout, et un soir où son père est absent, elle se sauve et prend le train pour Montréal.


Elle y rejoindra une petite troupe dont elle connait un peu les membres. Alice chante bien, très bien, même. Elle ne tardera pas à dominer toute la troupe. La vedette, c'est elle désormais. L'adolescente fait peu à peu place à une jeune femme sûre de son talent. Alice Robitaille est désormais Alys Robi.


Grâce à la troupe, qui fait des tournées à travers le Québec, Alys rencontre son premier grand amour, Olivier Guimond. Lui est déjà un artiste, et fils d'artiste, confirmé. La notoriété d'Alys s'accroit.

Cet amour ne durera pas longtemps. Déjà, il y a le poids du péché sur les épaules d'Alys. En effet, Olivier est un homme marié, et les paroles du curé résonnent encore aux oreilles de la jeune femme. Mais surtout, la seconde guerre mondiale va donner un souffle plus fort à la carrière d'Alys. C'est elle qui se chargera de remonter le moral des soldats mobilisés.


La carrière d'Alys s'envole littéralement. Elle finit par échapper à Olivier, qui la laisse partir avec résignation. Alys se produit dans les plus grands cabarets et finit par être remarquée par un compositeur et chef d'orchestre, Lucio Agostini.


C'est le début d'une grande association. Amoureuse, tout d'abord. Et artistique ensuite. Sous la férule de Lucio, Alys orientera ses chansons avec les rythmes latinos, brésiliens qui la feront comparer immanquablement à Carmen Miranda. Ce sont des airs qui ont fait avec succès le tour du monde : Tico-tico, Besame mucho, Adios muchacho...

Pour un aperçu sonore des standards qu'a interprétés Alys Robi, cliquer sur les extraits musicaux ci-dessous (autres interprètes)


Lucio la fera venir à Toronte, où il possède une radio. Les ondes propulseront dans le Canada anglais, et aux Etats-Unis, la voix et le talent d'Alys. Elle se fera bientôt connaître à New-York, Rio de Janeiro, Paris, Mexico.


C'est la gloire, l'apogée. Hollywood la réclame. Alys devient une vraie star, avec ses caprices et ses exigences. Elle croit pouvoir tout acheter, et même offrir les meilleurs médecins à son jeune frère Gérard, dont la santé décline et qui s'en va inexorablement vers la mort. Les déceptions s'accumulent. Lucio est aussi un homme marié, peu disposé à quitter sa femme pour Alys, qui en souffre terriblement.


Elle sombre peu à peu dans la dépression, mais accepte néanmoins un contrat à Londres, où elle se fera également connaître.


Mais elle continue également à s'étourdir de travail au Québec et aux Etats-Unis. Elle s'y épuise, prend peur de la foule qui l'adule... Les premiers signes importants de la dépression se font sentir : pertes de mémoire sur scène, fuite des lieux publics... Elle sombre de plus en plus. Les nouvelles de son frère sont de plus en plus mauvaises...



Puis c'est la descente aux enfers. Alys décroche, néglige sa carrière. Elle revient au domicile de ses parents. Ce qui est une profonde dépression nerveuse sera interprété comme de la folie. contre son gré, son père la fait interner. C'est un cauchemar. Alys Robi n'est plus qu'une malade ordinaire, qui sera considérée comme folle. Elle subira des traitements inhumains, mais qui étaient monnaie courante dans les années 40. Douches et bains forcés, promiscuité avec de véritables fous, bagarres, electrochocs, camisole de force... elle ne sera autorisée à sortir que pour voir mourir son frère et assister à ses obsèques.


Elle aura beau supplier son père de l'emmener loin de cet enfer, celui-ci restera sourd à ses suppliques. Après cinq ans et quatre mois en institut psychiatrique, il lui faudra subir alors l'extrême : la lobotomie. Entre 1935 et 1955, 100.000 personnes ont subi une lobotomie. Bien peu ont réchappé de cet intervention. Alice Robitaille en fait cependant partie.


Le film se termine sur une note d'espoir. Le père vient cherche la fille pour la sortir définitivement de l'internat. Cette dernière photo m'a fait penser au film "les Temps modernes" où l'on voit s'éloigner les deux silhouettes de Charlie Chaplin et Paulette Goddard. C'est la même image finale dans chacun de ses deux films.


Ce film raconte donc le destin extra-ordinaire d'une femme qui ne l'est pas moins. C'est un très beau film, dont les qualités sont nombreuses. Il est servi par une excellente interprétation, notamment celle de Pascale Bussières dans le rôle d'Alys. La photo est superbe, les costumes, les décors, et la bande son également. Pascale Bussières interprète avec bonheur elle-même les succès d'Alys Robi. Ce film, c'est aussi à la fois "Gilda", "Amadeus" (pour les scènes de folie), les films d'Almodovar...

Il y a des suppléments dans le DVD qu'il ne faut pas manquer. On y voit Alys Robi aujourd'hui, qui rencontre les acteurs de sa propre vie. C'est très émouvant. Alys Robi a découvert le film aux côtés des acteurs. J'imagine l'intense émotion qui devait étreindre tout le monde. La peur de n'être pas dans la vérité vis à vis d'une vieille dame de plus de 80 ans qui devait revivre l'extrême douleur et la grandeur de son incroyable destin.


Alys n'a jamais cessé de chanter. Mais il va sans dire que refaire surface a été plus que difficile après de telles épreuves. Elle a tenté de revenir dans les années 50. Hélas, le public, dont les goûts avaient évolué, et qui n'était plus tout à fait le même non plus, a été bien indifférent à son talent. Il a suffi d'une chanson, écrite par Luc Plamondon et interprétée par Diane Dufresne, pour sortir de l'oubli et honorer cette incontournable dame de la chanson québecoise. Une seconde carrière a alors pu commencer.

Ce film honore cette artiste de son vivant, ce qu'elle a noté avec émotion lors de la projection du film.

Amis québecois qui lisez cet article : si vous n'avez pas vu ce film, c'est impardonnable, dépêchez-vous vite de le faire, car c'est un petit chef-d'oeuvre à ne pas manquer ! Et pour les lecteurs français, je ne le vois hélas pas proposé dans les boutiques françaises et c'est bien dommage...(mais grâce à Internet, on peut le commander sur amazon.ca...!)


22 commentaires:

Shandara a dit…

J'ai vu le film à sa sortie, c'est une histoire tellement touchante ! Et puis quelques années après j'ai rencontré Madame Robi qui faisait ses achats... chez Zellers. On aurait eu du mal à la reconnaître, elle était habillée comme une star usée par la vie. Trop de maquillage, trop de franfreluches. Etre montée si haut et être redescendue si bas... c'est triste. Mais une grande dame, et une grande destinée malgré tout.

Jean-Marc a dit…

Je crois que je n'aurais pas pû m'empêcher d'aller lui demander un autographe...! Et j'aurais été impresionné d'aller lui demander...

Alcib a dit…

C'est vrai que si on voit Alys Robi, on a du mal à la voir en grande vedette internationale. Mais si on enlevait à Brigitte Bardot, par exemple, ses moyens financiers actuels, elle n'aurait pas trop l'air d'une star non plus.
Il reste toutefois chez elle des attitudes d'étoile de la chanson. J'ai mangé un dimanche midi dans un restaurant de la rue Sherbrooke à Montréal. Dame Roby mangeait à la table voisine et inutile de dire que toute l'attention des clients était portée vers cette table, vers cette femme qui était loin d'être discrète et qui n'était pas peu fière d'avoir à ses pieds un certain nombre d'admirateurs.

Alcib a dit…

Félicitations, Jean-Marc ! Tu as fait un très bel article, bien documenté et intéressant sur cette chanteuse qui a ouvert la voie à d'autres et sur ce très beau film qui en raconte la vie. Je suis de ces mécréants qui n'ont pas encore vu le film ; mais j'ai entendu tellement de commentaires positifs à son sujet que je n'hésiterais pas à le recommander moi-même les yeux fermés. Cela dit, j'essaierai de le voir le plus tôt possible.

Jean-Marc a dit…

Merci Alcib, de tes commentaires :o) Je suis très flatté par tes commentaires. J'ai eu envie de raconter ce que moi j'avais ressenti en voyant ce film, en écoutant les chansons d'Alys Robi. Je suis fasciné par les personnes hors norme, qui ont forgé leur vie.Je ne mesure pas bien encore ce que représente Alys Robi dans le paysage culturel québécois, je n'en avais jamais entendu parler avant de venir ici. Je connaissais la Bolduc, mais pas Alys Robi. J'ai rattrapé mes lacunes à présent (et j'ai dans ma CDthèque un triple album d'Alys, plus les interpretations de Pascale Bussieres, ayant eu la chance de mettre la main sur un des derniers exemplaires encore en vente du Cd tiré du film)

Kris a dit…

Très bon article, Jean-Marc. D'un Français sur une Québécoise, paru en même temps que celui d'un Québécois (Stéphane Laporte) sur une Française. http://www.cyberpresse.ca/article/20070308/CPBLOGUES08/70308267&blogdate=20070308&cacheid=20070308
L'admiration n'a pas de frontière.

Vincent a dit…

Je découvre grâce à toi. En espérant que je puisse trouver quelques enregistrements originaux d'elle sur le net.

Eliane, diminutif Lili a dit…

Très triste et émouvante histoire, bien racontée. Je ne connais pas du tout cette artiste. En tout cas, bravo pour la narration
Lili

Robert Beauchamp a dit…

Quel destin, en effet, que celui de cette petite "canadienne-française" qui rêvait de devenir star mais à qui on a coupé les ailes un peu trop vite. Je l'ai découverte à la fin des années 70 dans des piano-bars gais de Montréal, entourée du seul public qui ne l'avait pas oubliée. Grâce à Dufresne et à Plamondon, le grand public la retrouvait, avec émotion, quelques années plus tard. Voilà pour la petite histoire, et pour témoigner de la connivence liant Madame Robi à la communauté gaie depuis si longtemps. Un film dur mais séduisant, en effet. Merci, Jean-Marc, d'en parler aussi bien.

Robert Beauchamp a dit…

Quel destin, en effet, que celui de cette petite "canadienne-française" qui rêvait de devenir star mais à qui on a coupé les ailes un peu trop vite. Je l'ai découverte à la fin des années 70 dans des piano-bars gais de Montréal, entourée du seul public qui ne l'avait pas oubliée. Grâce à Dufresne et à Plamondon, le grand public la retrouvait, avec émotion, quelques années plus tard. Voilà pour la petite histoire, et pour témoigner de la connivence liant Madame Robi à la communauté gaie depuis si longtemps. Un film dur mais séduisant, en effet. Merci, Jean-Marc, d'en parler aussi bien.

Fredo a dit…

J'ai moi aussi découvert ce film il y a quelques temps à la TV (TV5 sans doute ou la RTBF je ne me souviens plus) ; j'avais déjà entendu le nom d'Alys Robi et j'ai eu un vrai plaisir à suivre sa vie sur le petit écran... à noter la belle interprétation des succès de Madame Robi par Isabelle Boulay qui doublait Pascale Bussières pour les numéros musicaux.

Anonyme a dit…

Belle biographie d'Alys. J'ai toujours été un grand fan de cette dame que j'ai connu à travers la télésérie qui a précédé le film de quelques années. C'est grâce à cette télésérie que Isabelle Boulay a réussi son début de carrière. Par la suite, le film a été vraiment merveilleux car il comblait des parties de la vie d'Alys qui n'était pas en vu dans le film. Je le recommande également pour tout le monde. Encore bravo pour la biographie, c'est bien résumé.

Jean-Marc a dit…

Merci beaucoup. En tous les cas, je me rends compte que ce que j'ai écrit il y a plusieurs mois au sujet d'Alys Robi et du film est la page la plus visitée de mon blogue, et pas seulement par des lecteurs canadiens. C'est vraiment un très beau film, et une existence hors normes.

Anonyme a dit…

Elle serait née dans le quartier St-Sauveur de la vielle de Québec à 250 km de Montréal, pas dans le village de St-Sauveur près de Montréal.

Philippe a dit…

J'ai découvert lady alys par l'arriver de "Ma vie en cinémascope", donc j'ai entendu quelques chansons à la télé et à la radio, mais ce n'est que hier que j'ai vu pour la premiere fois le film, c'est un film excellent, mais quelle vie!!, Je trouve qu'elle est une grande de notre pays et bravo aux gens qui ont su nous la faire découvrir. Je n'ai que 17 ans et je crois qu'Alys Robi elle la seul exemple vivante de cette tranche d'époque au Québec et qui je suis fier qu'elle fasse encore parler d'elle aujourd'hui en 2008 et elle le fait avec mérite. Et je suis content d,avoir la chance d'avoir un cd des chansons original de Lady Alys. MERCI BEAUCOUP JEAN-MARC!!!!!

Philippe a dit…

J'ai découvert lady alys par l'arriver de "Ma vie en cinémascope", donc j'ai entendu quelques chansons à la télé et à la radio, mais ce n'est que hier que j'ai vu pour la premiere fois le film, c'est un film excellent, mais quelle vie!!, Je trouve qu'elle est une grande de notre pays et bravo aux gens qui ont su nous la faire découvrir. Je n'ai que 17 ans et je crois qu'Alys Robi elle la seul exemple vivante de cette tranche d'époque au Québec et qui je suis fier qu'elle fasse encore parler d'elle aujourd'hui en 2008 et elle le fait avec mérite. Et je suis content d,avoir la chance d'avoir un cd des chansons original de Lady Alys. MERCI BEAUCOUP JEAN-MARC!!!!!

Philippe a dit…

J'ai découvert lady alys par l'arriver de "Ma vie en cinémascope", donc j'ai entendu quelques chansons à la télé et à la radio, mais ce n'est que hier que j'ai vu pour la premiere fois le film, c'est un film excellent, mais quelle vie!!, Je trouve qu'elle est une grande de notre pays et bravo aux gens qui ont su nous la faire découvrir. Je n'ai que 17 ans et je crois qu'Alys Robi elle la seul exemple vivante de cette tranche d'époque au Québec et qui je suis fier qu'elle fasse encore parler d'elle aujourd'hui en 2008 et elle le fait avec mérite. Et je suis content d,avoir la chance d'avoir un cd des chansons original de Lady Alys. MERCI BEAUCOUP JEAN-MARC!!!!!

Anonyme a dit…

Toute ma vie, l'on m'a demandé si j'étais un parent d'Alys Robi. Aujourd'hui après avoir vu sa vie au cinéma et avoir lu sur cette Grande Dame, je crois que je pourrais être fier de dire qu'il y a un lien de parenté même s'il n'en est rien. Elle a marqué son époque et je suis content qu'elle vive encore pour profiter de la vie.

Guy Roby

Maude T a dit…

Bonjour.
je découvre votre article aujourd'hui 28 mai 2011, jour de son décès. Je suis très touchée par la qualité de votre texte et la grande sensibilité avec laquelle vous parlez de cette grande dame que j'entendais déjà dans mon berceau depuis le radio à lampes de la maisonnée.
Merci beaucoup

Maude Tremblay, Québec

Jean-Marc a dit…

Quel étrange pressentiment ce matin... Il y avait bien longtemps que je n'avais pas ressenti une manifestation de mes facultés, parfois, un peu "médiumniques". J'ai relu pas plus tard que ce matin ce que j'avais écris sur Alys voici 4 ans déjà... Je suis même allé voir sur wikipedia si Alys était toujours vivante, puisque en France, je doute que nous aurions eu l'écho d'une telle nouvelle. Je suis même allé sur le portail de la chanson du Québec. Non, il n'y avait rien.... Elle était toujours de ce monde... Et vous m'apprenez que, quelques heures plus tard, Alys s'en est allée... Ça me fait tout drôle. Je persiste dans ce que je disais : elle est incontournable dans la chanson québécoise, comme l'était Piaf dans la chanson française. Elle en est une des plus grandes représentantes. Sa discographie est impressionnante, et son existence hors du commun force le respect. Que cette grande dame repose en paix, sa vie sur terre aura connu bien des tourments

---------- a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Jean-Marc a dit…

Petite précision aux lecteurs qui arriveront sur cet article... Il y avait des photos auparavant sur cet article, comme sur la plupart des autres articles, d'ailleurs, mais pour une raison que j'ignore, elles ne s'affichent plus. Probablement parce que je n'ai plus touché à ce blogue depuis des années, avec mon retour en France.

Sur YouTube, il y a beaucoup désormais de documents sur Alys Robi. Certains sont très très émouvants, comme un duo sur la chanson Petit Papa Noel, il y a quelques mois à peine. Et puis j'aime aussi particulièrement cette video: http://www.youtube.com/watch?v=WAU464NLxzk

Si vous voulez savoir ce qu'est une véritable artiste , qui vit son art et le sert si bien, il y a juste à regarder. Toute autre parole est superflue.