mardi 13 mars 2007

Une vie de Chat.




Mon signe du zodiaque, c'est le Taureau. Une bête à cornes.

Mouais... Sinon, dans le zodiaque chinois, je suis Lièvre. Mais quand on ne trouve pas à Lièvre, alors il faut chercher à Chat.
Alors, soyons, juste pour ce soir, le Chat. Pourquoi ais-je envie de parler de chat ? C'est qu'on a vu une publicité à la télévision, ce soir, et que ça montrait tellement de chats qu'une pauvre femme devait prendre des cachets d'aspirine pour ne plus entendre tous les miaulements. Une pub idiote, comme la plupart de celles que nous voyons à la télé quand nous la regardons (Hé, ils sont où les créateurs de talent ???).

Olivier m'a demandé si je voulais un chat pour Noël (on ne s'est pas encore fait de cadeaux... J'attends de décrocher ma nouvelle job). Je ne sais jamais bien s'il est sérieux quand il dit cela, ou si c'est juste une "joke". Mon côté spontané aurait tendance à dire "Oui, oui, oui!!!", parce que j'en ai effectivement très envie, j'ai toujours aimé les chats. Mais la petite voix, celle de la raison, me dit "Non, non, il ne faut pas..."
Avec toutes les raisons qui vont avec : déjà, je suis allergique à certains chats. Ensuite, notre propriétaire nous avait fait le premier bail en spécifiant "pas d'animaux" -mais je crois que cette option pourrait facilement être levée pour un chat-. Ensuite, si nous avons un chat, pas question de ne pas s'en occuper : on en fait quoi, pendant les vacances...?
Mais surtout, surtout, la principale objection, celle qui balaie tout : j'ai déjà eu non pas un chat, mais un chien. Et lorsque celui-ci est tombé malade et que je n'ai rien pu faire pour l'empêcher de mourir, c'est quelque chose que je ne veux plus jamais vivre. Non, plus jamais. Alors, pas de chat. Jamais de chat. Snif.

Pour autant, lorsque j'en croise un, même un noir, je me débrouille surtout pour aller le caresser.
D'abord, nous avons des amis qui ont des chats. Laure et Guillaume, qui sont venus quelques semaines après mois depuis la France au Québec avec Princesse.

Un chat migrant, donc. Princesse, nous l'avions gardé une petite quinzaine de jours en 2005, je crois. Elle était toute déboussolée de n'être plus avec ses vrais maîtres, et dans sa maison. Elle est restée planquée sous un canapé durant trois jours entiers, sans manger. Elle délaissait ses croquettes, j'étais parti alors lui acheter du jambon et de la viande hachée. Niet ! Mais on était en pleine canicule, je pense que c'était surtout la grosse chaleur qui la perturbait. Signe qu'elle n'était pas malade, elle jouait. Comment ? Ben pour se faire une idée, c'est la vidéo ci-dessous.(Le commentateur, c'est Guillaume)




Après, on est devenus très copains, c'était même la fête au petit matin lorsque je me levais.

Princesse est donc une migrante, tout comme Tiglash, le chat de Christophe, le seul chat que je connaisse qui rapporte les objets qu'on lui lance, comme les chiens.

Anne, en revanche, a recueilli son chat à la SPCA. (Pardonne moi, Anne, je ne me souviens plus du nom exact du chat, sinon que ce n'est pas loin de Devil).

Mais sans rendre visite à nos amis, nous voyons quand même des chats. Dans ce cas, ce sont eux qui viennent nous rendre visite, dans le jardin. Mais ce sont des chats bien élevés, ils ont tous une médaille autour du cou. Les Aristochats, probablement. La preuve ? C'est le film en dessous.



Attrapent-ils parfois un écureuil ? J'en serais bien étonné. Tout comme j'ai été étonné de croiser un chat dans la neige, au Jardin Botanique.


Oui, j'aime bien les chats... D'ailleurs, je vous présente une petite collection cosmopolite de chats.

Miaou !

Signé : Tom, le Chat botté, Sylvestre, Félix, Garfield...et tous les autres !

T'as d'beaux yeux, tu sais ! (Chat à Ibiza)


Les quatre photos ci-dessus : Chats d'Istanbul-Turquie- Le premiers sont sur des tombes dans un cimetierre

Chat se reposant à Ibiza (sûrement après avoir fait la fête toute la nuit !)

Minette, la chatte qui passait dans le jardin chez mes parents


Chat un peu sauvage de la Grande Canarie -Espagne. Beaucoup de vacanciers les nourrissaient.


jeudi 8 mars 2007

Alys Robi, la première Star du Québec

Aujourd'hui, je ne vais pas parler d'un lieu de Montréal ou d'un endroit particulier du Québec, mais évoquer un film que j'avais vu juste avant de venir en France cet hiver, et plus particulièrement du personnage central de ce film.

En ce moment triomphe, je crois, sur les écrans de cinéma français, le film "La môme" qui est une évocation de la vie et de la carrière d'Edith Piaf. Impossible de le manquer : au moment de sa sortie, j'étais en France, et je me souviens du matraquage médiatique fait autour de ce film. Je me souviens qu'un professeur de musique nous disait, lorsque j'étais encore gamin, que l'histoire de la chanson française pouvait se passer de Sylvie Vartan ou Michel Sardou, mais certainement pas d'Edith Piaf. Elle avait probablement raison. Au même titre, la chanson québécoise ne peut faire l'impasse sur Alys Robi.
Mais qui est Alys Robi ? Avant de venir ici, je ne le savais pas. Ce nom n'évoquait pour moi qu'une chanson de Diane Dufresne (Alys en cinemascope), dont les paroles ne m'avaient pas particulièrement questionné.

Et puis, il y a quelques mois, dans les nouvelles du journal québecois que je lis sur Internet, on parlait des obsèques d'une personnalité du monde du spectacle (Claude Blanchard). Je lis l'article, et regarde les photos qui l'accompagnent. Sur l'une d'entre elles, on y voit une vieille dame qui se recueille, et la légende dit qu'il s'agit d'Alys Robi. Tiens, c'est elle la première star du Québec dont parle Diane Dufresne dans sa chanson ? Et elle est toujours vivante ?
Curieux de nature, je veux en savoir davantage. Mais qui est donc Alys Robi ???

Internet est un outil merveilleux pour y chercher de l'information. J'en apprends beaucoup sur cette dame, et surtout qu'elle a été un phénomène extraordinaire en son temps. Il y a même un film qui retrace sa vie (Ma vie en cinémascope) que je m'empresserai d'acheter, juste après les quelques CD que j'ai pu me procurer. Je vais essayer de résumer ce film.

Alys Robi est née Alice Robitaille en 1923 à Québec, dans le quartier ouvrier de Saint Sauveur. Son père, qui fait des galas de lutte à travers le Québec, la fait participer à ses spectacles. A l'âge de seulement 4 ans, la petite Alice monte sur les planches et chante, pour la plus grande joie des spectateurs. Elle chantera en plein air sur les plaines d'Abraham.


La petite Alice a la chanson dans le sang. Elle est née pour chanter, et elle orientera sa vie dans ce sens. Elle connait ses premiers succès dans les villages, en chantant en plein air. A sept ans, elle fait son premier gala officiel dans la ville de Québec, au théatre du Capitole. Son père lui prédit même une carrière internationale, et l'épaule dans tous ses spectacles.

Encore adolescente, elle décide cependant de se passer de la tutelle de son père. Elle veut se rendre, seule, à Montréal, pour y réussir. C'est plus ou moins une fuite. Elle s'éloigne de sa famille, et de l'église, dont le discours sur la morale et le péché semble imprimer des pensées assez terrifiantes dans son esprit.


Mais l'éloignement est aussi une grande douleur parce qu'il lui faut laisser derrière elle son frère cadet, de santé très fragile, et à qui elle voue un amour exclusif, presque maternel.


Néanmois, elle rêve de sa carrière plus que tout, et un soir où son père est absent, elle se sauve et prend le train pour Montréal.


Elle y rejoindra une petite troupe dont elle connait un peu les membres. Alice chante bien, très bien, même. Elle ne tardera pas à dominer toute la troupe. La vedette, c'est elle désormais. L'adolescente fait peu à peu place à une jeune femme sûre de son talent. Alice Robitaille est désormais Alys Robi.


Grâce à la troupe, qui fait des tournées à travers le Québec, Alys rencontre son premier grand amour, Olivier Guimond. Lui est déjà un artiste, et fils d'artiste, confirmé. La notoriété d'Alys s'accroit.

Cet amour ne durera pas longtemps. Déjà, il y a le poids du péché sur les épaules d'Alys. En effet, Olivier est un homme marié, et les paroles du curé résonnent encore aux oreilles de la jeune femme. Mais surtout, la seconde guerre mondiale va donner un souffle plus fort à la carrière d'Alys. C'est elle qui se chargera de remonter le moral des soldats mobilisés.


La carrière d'Alys s'envole littéralement. Elle finit par échapper à Olivier, qui la laisse partir avec résignation. Alys se produit dans les plus grands cabarets et finit par être remarquée par un compositeur et chef d'orchestre, Lucio Agostini.


C'est le début d'une grande association. Amoureuse, tout d'abord. Et artistique ensuite. Sous la férule de Lucio, Alys orientera ses chansons avec les rythmes latinos, brésiliens qui la feront comparer immanquablement à Carmen Miranda. Ce sont des airs qui ont fait avec succès le tour du monde : Tico-tico, Besame mucho, Adios muchacho...

Pour un aperçu sonore des standards qu'a interprétés Alys Robi, cliquer sur les extraits musicaux ci-dessous (autres interprètes)


Lucio la fera venir à Toronte, où il possède une radio. Les ondes propulseront dans le Canada anglais, et aux Etats-Unis, la voix et le talent d'Alys. Elle se fera bientôt connaître à New-York, Rio de Janeiro, Paris, Mexico.


C'est la gloire, l'apogée. Hollywood la réclame. Alys devient une vraie star, avec ses caprices et ses exigences. Elle croit pouvoir tout acheter, et même offrir les meilleurs médecins à son jeune frère Gérard, dont la santé décline et qui s'en va inexorablement vers la mort. Les déceptions s'accumulent. Lucio est aussi un homme marié, peu disposé à quitter sa femme pour Alys, qui en souffre terriblement.


Elle sombre peu à peu dans la dépression, mais accepte néanmoins un contrat à Londres, où elle se fera également connaître.


Mais elle continue également à s'étourdir de travail au Québec et aux Etats-Unis. Elle s'y épuise, prend peur de la foule qui l'adule... Les premiers signes importants de la dépression se font sentir : pertes de mémoire sur scène, fuite des lieux publics... Elle sombre de plus en plus. Les nouvelles de son frère sont de plus en plus mauvaises...



Puis c'est la descente aux enfers. Alys décroche, néglige sa carrière. Elle revient au domicile de ses parents. Ce qui est une profonde dépression nerveuse sera interprété comme de la folie. contre son gré, son père la fait interner. C'est un cauchemar. Alys Robi n'est plus qu'une malade ordinaire, qui sera considérée comme folle. Elle subira des traitements inhumains, mais qui étaient monnaie courante dans les années 40. Douches et bains forcés, promiscuité avec de véritables fous, bagarres, electrochocs, camisole de force... elle ne sera autorisée à sortir que pour voir mourir son frère et assister à ses obsèques.


Elle aura beau supplier son père de l'emmener loin de cet enfer, celui-ci restera sourd à ses suppliques. Après cinq ans et quatre mois en institut psychiatrique, il lui faudra subir alors l'extrême : la lobotomie. Entre 1935 et 1955, 100.000 personnes ont subi une lobotomie. Bien peu ont réchappé de cet intervention. Alice Robitaille en fait cependant partie.


Le film se termine sur une note d'espoir. Le père vient cherche la fille pour la sortir définitivement de l'internat. Cette dernière photo m'a fait penser au film "les Temps modernes" où l'on voit s'éloigner les deux silhouettes de Charlie Chaplin et Paulette Goddard. C'est la même image finale dans chacun de ses deux films.


Ce film raconte donc le destin extra-ordinaire d'une femme qui ne l'est pas moins. C'est un très beau film, dont les qualités sont nombreuses. Il est servi par une excellente interprétation, notamment celle de Pascale Bussières dans le rôle d'Alys. La photo est superbe, les costumes, les décors, et la bande son également. Pascale Bussières interprète avec bonheur elle-même les succès d'Alys Robi. Ce film, c'est aussi à la fois "Gilda", "Amadeus" (pour les scènes de folie), les films d'Almodovar...

Il y a des suppléments dans le DVD qu'il ne faut pas manquer. On y voit Alys Robi aujourd'hui, qui rencontre les acteurs de sa propre vie. C'est très émouvant. Alys Robi a découvert le film aux côtés des acteurs. J'imagine l'intense émotion qui devait étreindre tout le monde. La peur de n'être pas dans la vérité vis à vis d'une vieille dame de plus de 80 ans qui devait revivre l'extrême douleur et la grandeur de son incroyable destin.


Alys n'a jamais cessé de chanter. Mais il va sans dire que refaire surface a été plus que difficile après de telles épreuves. Elle a tenté de revenir dans les années 50. Hélas, le public, dont les goûts avaient évolué, et qui n'était plus tout à fait le même non plus, a été bien indifférent à son talent. Il a suffi d'une chanson, écrite par Luc Plamondon et interprétée par Diane Dufresne, pour sortir de l'oubli et honorer cette incontournable dame de la chanson québecoise. Une seconde carrière a alors pu commencer.

Ce film honore cette artiste de son vivant, ce qu'elle a noté avec émotion lors de la projection du film.

Amis québecois qui lisez cet article : si vous n'avez pas vu ce film, c'est impardonnable, dépêchez-vous vite de le faire, car c'est un petit chef-d'oeuvre à ne pas manquer ! Et pour les lecteurs français, je ne le vois hélas pas proposé dans les boutiques françaises et c'est bien dommage...(mais grâce à Internet, on peut le commander sur amazon.ca...!)


mercredi 7 mars 2007

Dessins dans la neige



Le mariage du vent et de la neige, ça donne naissance à de jolis dessins comparables à ceux laissés sur le sable des plages et des dunes...

J'en ai capturé quelques uns :


Promenade par moins 20 degrés.

Aujourd'hui, temps sec, mais froid sur Montréal.


Et quand je dis froid, c'est froid...! Fait frette, quoi... Le thermonètre affichait -20 degrés, sans le facteur vent. Le facteur vent, c'est quand celui-ci s'amuse à souffler, et qu'il ne se contente pas d'être à la même température que l'air ambiant. En général, c'est beaucoup plus froid ! Le facteur vent était aujourd'hui à environ -30 degrés.

J'avais malgré tout décidé de faire une grande promenade à pied. Partir de la maison pour aller jusqu'à la station de métro Berri-Uqam, en passant par le parc Lafontaine, ce qui doit représenter environ 12 kilomètres (peut-être plus).

En été, je fais cela en vélo. Ça va assez vite. Le froid ne m'a pas découragé aujourd'hui. J'ai juste pris la précaution d'enfiler un Tshirt de plus sous mon pull, de saisir mon écharpe et le petit bonnet de marin offert par Audrey et Yves, le frère de Gérald, juste avant de partir. Pour les gants, on verrait une autre fois ! (et puis j'avais de grandes poches pour pouvoir abriter mes mains et mon appareil photos !).


Certes, il faisait froid, mais, paré comme je l'étais, je n'ai pas subi ce froid (sauf un petit peu au mains, au Parc Lafontaine, lorsque je suis resté un peu trop longtemps à activer le déclencheur de mon appareil photos). Pour ceux qui connaissent un peu Montréal, mon parcours a été le suivant : rue Fleury, rue Christophe Colomb, rue Boyer, Parc Lafontaine, rue Saint Denis, Grande Bibliotheque, Berri Uqam, et rue Saint Denis à nouveau jusqu'à la station de métro Mont-Royal. Cela m'a fait marcher pas mal de temps dehors. J'ai entendu plus d'une fois, et je l'entends encore, la question me demandant si le froid ne me gênait pas, ne m'avait pas posé problème dans mon parcours d'émigration. Je me suis même fréquemment vu opposer l'argument : "Moi, je ne pourrais pas faire ce que tu as fait à cause du froid en hiver !".



Pour moi, franchement, le froid n'est pas un problème majeur (on oublie que la chaleur de l'été montréalais est bien plus difficile à combattre, et à supporter !). On peut le contrer efficacement avec les vêtements appropriés. Pas forcément besoin de super gros blouson en duvet de canard. Il faut juste enfiler plusieurs couches de vêtements, pour faire des couches isolantes. Pour le haut, un Damart, un pull et la doudoune. Et ne pas oublier non plus pour le bas un caleçon long ; le blue-jean est bien léger par moins 20 degrés ! Ne pas oublier le bonnet, qui en plus maintenait les écouteurs du lecteur MP3 sur les oreilles. Avec ça, on est paré à braver le froid.


Il faisait un temps magnifique, vraiment. Il y a une lumière extraordinaire au Québec, qui éclaire et met en valeur les arbres, les maisons, les rues. Je ne me lasse pas des escaliers si représentatifs des rues de la ville.

J'ai remarqué plus d'un vélo emprisonné dans la neige.

De toutes façons, les pistes cyclables étaient également ensevelies sous une épaisse couche de neige.

Arrivé au parc Lafontaine, j'ai regardé quelques instants patiner trois personnes (seulement !) sur la grande surface gelée du lac artificiel.






Puis je suis descendu jusqu'à la station de métro Berri-Uqam, pour me diriger ensuite sur le quartier latin, que j'ai encore emprunté durant quelques centaines de mètres. Et enfin, retour à la maison en métro, juste avant que le soleil ne se couche ! J'ai bien dû passer trois heures dehors.

lundi 5 mars 2007

On a marché sur la glace...



On a marché sur l'eau ce samedi après-midi... Oh, rien de bien miraculeux : la tâche avait été grandement facilitée par l'hiver, puisque ce dernier, à défaut de transformer l'eau en vin, l'a transformée en glace, ce qui n'est déjà pas si mal !


Nous étions dans les Laurentides, à quelques dizaines de minutes en voiture de Montréal. L'endroit s'appelait très exactement Seize Iles. Bon, je laisse de côté les chiffres, je n'ai rien compté, et encore moins vérifié s'il y avait bien seize îles. Tout ce que je sais, c'est que, là où il y aurait dû y avoir un lac, se trouvait une grande étendue de glace, recouverte d'une couche de neige.


En tous les cas, nous n'étions pas tout seuls ! Des grosses voitures 4X4, des Skidoos, des Quads, des promeneurs, à pied, en ski de fond ou en raquette....


Pendant que je filme, Anne et Olivier font les zouaves. Enfin, seul Olivier fait le zouave, Anne fait la mouette : regardez bien, elle essaie de prendre son envol !!!

Ce fut une promenade de plus d'une heure bien agréable, bien vivifiante pour les joues. L'occasion, aussi, de voir de plus près ces maisons en bord de lac, d'ordinaire si inaccessibles en été.


Nous sommes repartis en fin d'après midi, en faisant aussi passer notre voiture sur cette grande étendue glacée (pour la vidéo, je vous conseille de baisser le son, parce qu'on entend pas mal le bruit du vent dans le micro, et c'est insupportable !)



Puis nous sommes passés à travers des petits bois avant de retrouver la route principale. Nous avons encore vu de splendides paysages enneigés, avec parfois une petite rivière qui se frayait un chemin pour terminer avec une divine surprise : une petite horde de quelques biches, occupées à fouiller la neige pour trouver quelque subsistance, et dont j'ai pu saisir une image ou deux.



On a bien guetté ensuite pour voir si nous croiserions un ours ou un orignal, mais il semble que ce sera pour une fois prochaine !

samedi 3 mars 2007

Papillons - Episode 2




Voici quelques photos prises hier vendredi dans la grande serre du jardin botanique de Montréal. J'ai essayé de faire des clichés en mode macro, c'est à dire de très très près pour mieux capter les détails, mais, avec 3,2 millions de pixels, mon appareil photo atteint vite ses limites. Mais, pour certaines photos, je trouve que le résultat n'est pas si mal. Je trouve que l'insecte sur la première vue est particulièrement harmonieux, dans ses couleurs, et dans la forme et la finesse de ses antennes et de ses pattes.

Certains papillons n'étaient pas visibles du premier coup d'oeil : il faut dire que ce sont des spécialistes du camouflage. L'avant dernier cliché montre un papillon que j'ai pris d'abord pour une feuille morte.

Pour mieux voir les détails, on peut cliquer sur les photos, elles s'afficheront alors en grand.


















Cette petite vidéo montrera un trés bref aperçu de l'atmosphère de la serre durant cet événement.


Jour de neige





Il y a environ une semaine, nous regardions les prévisions météorologiques à long terme . Ça disait pluie et deux degrés au dessus de zéro. Autant dire que je faisais la grimace, parce que moi, la pluie, j'en avais déjà eu mon content durant mes deux mois passés en France !

Il semble donc qu'il ne soit pas raisonnable de se fier, en matière de météo, à des prévisions qui tiennent d'ailleurs davantage lieu de prédictions. Nous avons bien eu nos deux degrés...mais en dessous de zéro. Et la pluie, ça devient quoi en dessous de zéro ? Bingo ! De la neige !!!

Et pas qu'un peu ! Au moins 35 centimètres !

Moi, je ne suis pas un vieux montagnard capable de prévoir le temps, ni par son expérience, ni par ses rhumatismes. Et si on m'avait interrogé ne serait-ce qu'hier après-midi, j'aurais dit : "Oh, ben il va faire un beau ciel bleu, avec une température douce mais sèche..."

Ben oui, on a eu ce temps là depuis vendredi dernier. Seulement, ce n'est pas comme cela que ça marche. Ne dit-on pas, d'ailleurs, que les jours se suivent et ne se ressemblent pas ?

Ce matin, donc, en soulevant le rideau de la fenêtre : "Oh, il a neigé ! Non, il neige ! En ce moment !

Une demi-heure plus tard, on ne voyait déjà plus les grilles en bas du balcon. J'ai commencé par le déneiger un peu. Sans trop m'appliquer, parce que je savais que quelques heures plus tard, tout serait à recommencer...



Je n'ai bien évidemment pas voulu rester enfermé à la maison avec un temps pareil. Il ne suffit pas de proclamer à tout bout de champ qu'on aime la neige, encore faut-il prouver qu'on ne raconte pas d'histoires en disant cela.

Le programme était tout trouvé : j'irais au Jardin Botanique, admirer le paysage transformé par la neige.



Je suis donc parti vers 10h30, avec un peu de musique en poche, mon appareil photo, et une provision de piles afin de ne pas tomber en panne d'énergie pour faire mes photos.

La rue si familière était déjà devenue un espace bien inhabituel. Beaucoup de personnes étaient occupées à pelleter pour dégager leur voiture. Ceux qui n'avaient pas à s'en servir auraient une belle surprise le soir !

J'ai pris le métro jusqu'à Pie IX, et ai fait les quelques pas qui séparent du jardin botanique. Pas la peine de chercher les trottoirs, les signalisations au sol... Tout a disparu. Un simple croisement de deux routes principales devient un espace polaire indéfini... C'est très étrange. Les voitures roulent généralement plus lentement (ce n'est hélas pas le cas pour toutes), en soulevant des gerbes de neige sale et tassée.




Dans l'allée principale du jardin, mes pieds se sont enfoncés de plusieurs centimètres dans la neige fraîche. Deux ou trois clichés, puis j'ai décidé de faire une halte dans la serre aux papillons. La neige qui tombait n'était pas une neige de gros flocons moëlleux, mais des petits grains de glace, qui s'accrochaient et pénétraient le moindre espace laissé libre.




Il fallait donc que je me sèche un peu avant d'aller faire mon grand tour du jardin. Et puisque j'étais si près de la grande serre, pourquoi ne pas en profiter ? Ce fut une bonne idée, parce que la serre était quasiment déserte, et les papillons beaucoup plus enclins à voleter un peu partout. J'ai réussi des photos que je montrerai un peu plus tard.





Après un bon moment passé à l'intérieur (et comme j'avais chaud !), je me suis décidé à ressortir.

Qui osera s'asseoir ???

Ce fut une marche assez physique. J'ai fait le grand tour du parc, là où la neige avait été dégagée par les chasse-neige du parc. Mais je me suis enfoncé aussi dans des endroits plus déserts, là où sont plantés tous les lilas.. Rien à voir avec une promenade printanière ou estivale ! Je suis même tombé une fois...pas vu les quelques dalles en verre recouvertes par 20 centimètres de neige. Ça ne pardonne pas ! Mais bon, même pas mal !




Il y avait plus fada que moi : j'ai vu un type faire son jogging comme si de rien n'était. Pour preuve que je ne mens pas, on pourra le voir sur la petite vidéo.