jeudi 8 mars 2007

Alys Robi, la première Star du Québec

Aujourd'hui, je ne vais pas parler d'un lieu de Montréal ou d'un endroit particulier du Québec, mais évoquer un film que j'avais vu juste avant de venir en France cet hiver, et plus particulièrement du personnage central de ce film.

En ce moment triomphe, je crois, sur les écrans de cinéma français, le film "La môme" qui est une évocation de la vie et de la carrière d'Edith Piaf. Impossible de le manquer : au moment de sa sortie, j'étais en France, et je me souviens du matraquage médiatique fait autour de ce film. Je me souviens qu'un professeur de musique nous disait, lorsque j'étais encore gamin, que l'histoire de la chanson française pouvait se passer de Sylvie Vartan ou Michel Sardou, mais certainement pas d'Edith Piaf. Elle avait probablement raison. Au même titre, la chanson québécoise ne peut faire l'impasse sur Alys Robi.
Mais qui est Alys Robi ? Avant de venir ici, je ne le savais pas. Ce nom n'évoquait pour moi qu'une chanson de Diane Dufresne (Alys en cinemascope), dont les paroles ne m'avaient pas particulièrement questionné.

Et puis, il y a quelques mois, dans les nouvelles du journal québecois que je lis sur Internet, on parlait des obsèques d'une personnalité du monde du spectacle (Claude Blanchard). Je lis l'article, et regarde les photos qui l'accompagnent. Sur l'une d'entre elles, on y voit une vieille dame qui se recueille, et la légende dit qu'il s'agit d'Alys Robi. Tiens, c'est elle la première star du Québec dont parle Diane Dufresne dans sa chanson ? Et elle est toujours vivante ?
Curieux de nature, je veux en savoir davantage. Mais qui est donc Alys Robi ???

Internet est un outil merveilleux pour y chercher de l'information. J'en apprends beaucoup sur cette dame, et surtout qu'elle a été un phénomène extraordinaire en son temps. Il y a même un film qui retrace sa vie (Ma vie en cinémascope) que je m'empresserai d'acheter, juste après les quelques CD que j'ai pu me procurer. Je vais essayer de résumer ce film.

Alys Robi est née Alice Robitaille en 1923 à Québec, dans le quartier ouvrier de Saint Sauveur. Son père, qui fait des galas de lutte à travers le Québec, la fait participer à ses spectacles. A l'âge de seulement 4 ans, la petite Alice monte sur les planches et chante, pour la plus grande joie des spectateurs. Elle chantera en plein air sur les plaines d'Abraham.


La petite Alice a la chanson dans le sang. Elle est née pour chanter, et elle orientera sa vie dans ce sens. Elle connait ses premiers succès dans les villages, en chantant en plein air. A sept ans, elle fait son premier gala officiel dans la ville de Québec, au théatre du Capitole. Son père lui prédit même une carrière internationale, et l'épaule dans tous ses spectacles.

Encore adolescente, elle décide cependant de se passer de la tutelle de son père. Elle veut se rendre, seule, à Montréal, pour y réussir. C'est plus ou moins une fuite. Elle s'éloigne de sa famille, et de l'église, dont le discours sur la morale et le péché semble imprimer des pensées assez terrifiantes dans son esprit.


Mais l'éloignement est aussi une grande douleur parce qu'il lui faut laisser derrière elle son frère cadet, de santé très fragile, et à qui elle voue un amour exclusif, presque maternel.


Néanmois, elle rêve de sa carrière plus que tout, et un soir où son père est absent, elle se sauve et prend le train pour Montréal.


Elle y rejoindra une petite troupe dont elle connait un peu les membres. Alice chante bien, très bien, même. Elle ne tardera pas à dominer toute la troupe. La vedette, c'est elle désormais. L'adolescente fait peu à peu place à une jeune femme sûre de son talent. Alice Robitaille est désormais Alys Robi.


Grâce à la troupe, qui fait des tournées à travers le Québec, Alys rencontre son premier grand amour, Olivier Guimond. Lui est déjà un artiste, et fils d'artiste, confirmé. La notoriété d'Alys s'accroit.

Cet amour ne durera pas longtemps. Déjà, il y a le poids du péché sur les épaules d'Alys. En effet, Olivier est un homme marié, et les paroles du curé résonnent encore aux oreilles de la jeune femme. Mais surtout, la seconde guerre mondiale va donner un souffle plus fort à la carrière d'Alys. C'est elle qui se chargera de remonter le moral des soldats mobilisés.


La carrière d'Alys s'envole littéralement. Elle finit par échapper à Olivier, qui la laisse partir avec résignation. Alys se produit dans les plus grands cabarets et finit par être remarquée par un compositeur et chef d'orchestre, Lucio Agostini.


C'est le début d'une grande association. Amoureuse, tout d'abord. Et artistique ensuite. Sous la férule de Lucio, Alys orientera ses chansons avec les rythmes latinos, brésiliens qui la feront comparer immanquablement à Carmen Miranda. Ce sont des airs qui ont fait avec succès le tour du monde : Tico-tico, Besame mucho, Adios muchacho...

Pour un aperçu sonore des standards qu'a interprétés Alys Robi, cliquer sur les extraits musicaux ci-dessous (autres interprètes)


Lucio la fera venir à Toronte, où il possède une radio. Les ondes propulseront dans le Canada anglais, et aux Etats-Unis, la voix et le talent d'Alys. Elle se fera bientôt connaître à New-York, Rio de Janeiro, Paris, Mexico.


C'est la gloire, l'apogée. Hollywood la réclame. Alys devient une vraie star, avec ses caprices et ses exigences. Elle croit pouvoir tout acheter, et même offrir les meilleurs médecins à son jeune frère Gérard, dont la santé décline et qui s'en va inexorablement vers la mort. Les déceptions s'accumulent. Lucio est aussi un homme marié, peu disposé à quitter sa femme pour Alys, qui en souffre terriblement.


Elle sombre peu à peu dans la dépression, mais accepte néanmoins un contrat à Londres, où elle se fera également connaître.


Mais elle continue également à s'étourdir de travail au Québec et aux Etats-Unis. Elle s'y épuise, prend peur de la foule qui l'adule... Les premiers signes importants de la dépression se font sentir : pertes de mémoire sur scène, fuite des lieux publics... Elle sombre de plus en plus. Les nouvelles de son frère sont de plus en plus mauvaises...



Puis c'est la descente aux enfers. Alys décroche, néglige sa carrière. Elle revient au domicile de ses parents. Ce qui est une profonde dépression nerveuse sera interprété comme de la folie. contre son gré, son père la fait interner. C'est un cauchemar. Alys Robi n'est plus qu'une malade ordinaire, qui sera considérée comme folle. Elle subira des traitements inhumains, mais qui étaient monnaie courante dans les années 40. Douches et bains forcés, promiscuité avec de véritables fous, bagarres, electrochocs, camisole de force... elle ne sera autorisée à sortir que pour voir mourir son frère et assister à ses obsèques.


Elle aura beau supplier son père de l'emmener loin de cet enfer, celui-ci restera sourd à ses suppliques. Après cinq ans et quatre mois en institut psychiatrique, il lui faudra subir alors l'extrême : la lobotomie. Entre 1935 et 1955, 100.000 personnes ont subi une lobotomie. Bien peu ont réchappé de cet intervention. Alice Robitaille en fait cependant partie.


Le film se termine sur une note d'espoir. Le père vient cherche la fille pour la sortir définitivement de l'internat. Cette dernière photo m'a fait penser au film "les Temps modernes" où l'on voit s'éloigner les deux silhouettes de Charlie Chaplin et Paulette Goddard. C'est la même image finale dans chacun de ses deux films.


Ce film raconte donc le destin extra-ordinaire d'une femme qui ne l'est pas moins. C'est un très beau film, dont les qualités sont nombreuses. Il est servi par une excellente interprétation, notamment celle de Pascale Bussières dans le rôle d'Alys. La photo est superbe, les costumes, les décors, et la bande son également. Pascale Bussières interprète avec bonheur elle-même les succès d'Alys Robi. Ce film, c'est aussi à la fois "Gilda", "Amadeus" (pour les scènes de folie), les films d'Almodovar...

Il y a des suppléments dans le DVD qu'il ne faut pas manquer. On y voit Alys Robi aujourd'hui, qui rencontre les acteurs de sa propre vie. C'est très émouvant. Alys Robi a découvert le film aux côtés des acteurs. J'imagine l'intense émotion qui devait étreindre tout le monde. La peur de n'être pas dans la vérité vis à vis d'une vieille dame de plus de 80 ans qui devait revivre l'extrême douleur et la grandeur de son incroyable destin.


Alys n'a jamais cessé de chanter. Mais il va sans dire que refaire surface a été plus que difficile après de telles épreuves. Elle a tenté de revenir dans les années 50. Hélas, le public, dont les goûts avaient évolué, et qui n'était plus tout à fait le même non plus, a été bien indifférent à son talent. Il a suffi d'une chanson, écrite par Luc Plamondon et interprétée par Diane Dufresne, pour sortir de l'oubli et honorer cette incontournable dame de la chanson québecoise. Une seconde carrière a alors pu commencer.

Ce film honore cette artiste de son vivant, ce qu'elle a noté avec émotion lors de la projection du film.

Amis québecois qui lisez cet article : si vous n'avez pas vu ce film, c'est impardonnable, dépêchez-vous vite de le faire, car c'est un petit chef-d'oeuvre à ne pas manquer ! Et pour les lecteurs français, je ne le vois hélas pas proposé dans les boutiques françaises et c'est bien dommage...(mais grâce à Internet, on peut le commander sur amazon.ca...!)


mercredi 7 mars 2007

Dessins dans la neige



Le mariage du vent et de la neige, ça donne naissance à de jolis dessins comparables à ceux laissés sur le sable des plages et des dunes...

J'en ai capturé quelques uns :


Promenade par moins 20 degrés.

Aujourd'hui, temps sec, mais froid sur Montréal.


Et quand je dis froid, c'est froid...! Fait frette, quoi... Le thermonètre affichait -20 degrés, sans le facteur vent. Le facteur vent, c'est quand celui-ci s'amuse à souffler, et qu'il ne se contente pas d'être à la même température que l'air ambiant. En général, c'est beaucoup plus froid ! Le facteur vent était aujourd'hui à environ -30 degrés.

J'avais malgré tout décidé de faire une grande promenade à pied. Partir de la maison pour aller jusqu'à la station de métro Berri-Uqam, en passant par le parc Lafontaine, ce qui doit représenter environ 12 kilomètres (peut-être plus).

En été, je fais cela en vélo. Ça va assez vite. Le froid ne m'a pas découragé aujourd'hui. J'ai juste pris la précaution d'enfiler un Tshirt de plus sous mon pull, de saisir mon écharpe et le petit bonnet de marin offert par Audrey et Yves, le frère de Gérald, juste avant de partir. Pour les gants, on verrait une autre fois ! (et puis j'avais de grandes poches pour pouvoir abriter mes mains et mon appareil photos !).


Certes, il faisait froid, mais, paré comme je l'étais, je n'ai pas subi ce froid (sauf un petit peu au mains, au Parc Lafontaine, lorsque je suis resté un peu trop longtemps à activer le déclencheur de mon appareil photos). Pour ceux qui connaissent un peu Montréal, mon parcours a été le suivant : rue Fleury, rue Christophe Colomb, rue Boyer, Parc Lafontaine, rue Saint Denis, Grande Bibliotheque, Berri Uqam, et rue Saint Denis à nouveau jusqu'à la station de métro Mont-Royal. Cela m'a fait marcher pas mal de temps dehors. J'ai entendu plus d'une fois, et je l'entends encore, la question me demandant si le froid ne me gênait pas, ne m'avait pas posé problème dans mon parcours d'émigration. Je me suis même fréquemment vu opposer l'argument : "Moi, je ne pourrais pas faire ce que tu as fait à cause du froid en hiver !".



Pour moi, franchement, le froid n'est pas un problème majeur (on oublie que la chaleur de l'été montréalais est bien plus difficile à combattre, et à supporter !). On peut le contrer efficacement avec les vêtements appropriés. Pas forcément besoin de super gros blouson en duvet de canard. Il faut juste enfiler plusieurs couches de vêtements, pour faire des couches isolantes. Pour le haut, un Damart, un pull et la doudoune. Et ne pas oublier non plus pour le bas un caleçon long ; le blue-jean est bien léger par moins 20 degrés ! Ne pas oublier le bonnet, qui en plus maintenait les écouteurs du lecteur MP3 sur les oreilles. Avec ça, on est paré à braver le froid.


Il faisait un temps magnifique, vraiment. Il y a une lumière extraordinaire au Québec, qui éclaire et met en valeur les arbres, les maisons, les rues. Je ne me lasse pas des escaliers si représentatifs des rues de la ville.

J'ai remarqué plus d'un vélo emprisonné dans la neige.

De toutes façons, les pistes cyclables étaient également ensevelies sous une épaisse couche de neige.

Arrivé au parc Lafontaine, j'ai regardé quelques instants patiner trois personnes (seulement !) sur la grande surface gelée du lac artificiel.






Puis je suis descendu jusqu'à la station de métro Berri-Uqam, pour me diriger ensuite sur le quartier latin, que j'ai encore emprunté durant quelques centaines de mètres. Et enfin, retour à la maison en métro, juste avant que le soleil ne se couche ! J'ai bien dû passer trois heures dehors.

samedi 3 mars 2007

Papillons - Episode 2




Voici quelques photos prises hier vendredi dans la grande serre du jardin botanique de Montréal. J'ai essayé de faire des clichés en mode macro, c'est à dire de très très près pour mieux capter les détails, mais, avec 3,2 millions de pixels, mon appareil photo atteint vite ses limites. Mais, pour certaines photos, je trouve que le résultat n'est pas si mal. Je trouve que l'insecte sur la première vue est particulièrement harmonieux, dans ses couleurs, et dans la forme et la finesse de ses antennes et de ses pattes.

Certains papillons n'étaient pas visibles du premier coup d'oeil : il faut dire que ce sont des spécialistes du camouflage. L'avant dernier cliché montre un papillon que j'ai pris d'abord pour une feuille morte.

Pour mieux voir les détails, on peut cliquer sur les photos, elles s'afficheront alors en grand.


















Cette petite vidéo montrera un trés bref aperçu de l'atmosphère de la serre durant cet événement.


Jour de neige





Il y a environ une semaine, nous regardions les prévisions météorologiques à long terme . Ça disait pluie et deux degrés au dessus de zéro. Autant dire que je faisais la grimace, parce que moi, la pluie, j'en avais déjà eu mon content durant mes deux mois passés en France !

Il semble donc qu'il ne soit pas raisonnable de se fier, en matière de météo, à des prévisions qui tiennent d'ailleurs davantage lieu de prédictions. Nous avons bien eu nos deux degrés...mais en dessous de zéro. Et la pluie, ça devient quoi en dessous de zéro ? Bingo ! De la neige !!!

Et pas qu'un peu ! Au moins 35 centimètres !

Moi, je ne suis pas un vieux montagnard capable de prévoir le temps, ni par son expérience, ni par ses rhumatismes. Et si on m'avait interrogé ne serait-ce qu'hier après-midi, j'aurais dit : "Oh, ben il va faire un beau ciel bleu, avec une température douce mais sèche..."

Ben oui, on a eu ce temps là depuis vendredi dernier. Seulement, ce n'est pas comme cela que ça marche. Ne dit-on pas, d'ailleurs, que les jours se suivent et ne se ressemblent pas ?

Ce matin, donc, en soulevant le rideau de la fenêtre : "Oh, il a neigé ! Non, il neige ! En ce moment !

Une demi-heure plus tard, on ne voyait déjà plus les grilles en bas du balcon. J'ai commencé par le déneiger un peu. Sans trop m'appliquer, parce que je savais que quelques heures plus tard, tout serait à recommencer...



Je n'ai bien évidemment pas voulu rester enfermé à la maison avec un temps pareil. Il ne suffit pas de proclamer à tout bout de champ qu'on aime la neige, encore faut-il prouver qu'on ne raconte pas d'histoires en disant cela.

Le programme était tout trouvé : j'irais au Jardin Botanique, admirer le paysage transformé par la neige.



Je suis donc parti vers 10h30, avec un peu de musique en poche, mon appareil photo, et une provision de piles afin de ne pas tomber en panne d'énergie pour faire mes photos.

La rue si familière était déjà devenue un espace bien inhabituel. Beaucoup de personnes étaient occupées à pelleter pour dégager leur voiture. Ceux qui n'avaient pas à s'en servir auraient une belle surprise le soir !

J'ai pris le métro jusqu'à Pie IX, et ai fait les quelques pas qui séparent du jardin botanique. Pas la peine de chercher les trottoirs, les signalisations au sol... Tout a disparu. Un simple croisement de deux routes principales devient un espace polaire indéfini... C'est très étrange. Les voitures roulent généralement plus lentement (ce n'est hélas pas le cas pour toutes), en soulevant des gerbes de neige sale et tassée.




Dans l'allée principale du jardin, mes pieds se sont enfoncés de plusieurs centimètres dans la neige fraîche. Deux ou trois clichés, puis j'ai décidé de faire une halte dans la serre aux papillons. La neige qui tombait n'était pas une neige de gros flocons moëlleux, mais des petits grains de glace, qui s'accrochaient et pénétraient le moindre espace laissé libre.




Il fallait donc que je me sèche un peu avant d'aller faire mon grand tour du jardin. Et puisque j'étais si près de la grande serre, pourquoi ne pas en profiter ? Ce fut une bonne idée, parce que la serre était quasiment déserte, et les papillons beaucoup plus enclins à voleter un peu partout. J'ai réussi des photos que je montrerai un peu plus tard.





Après un bon moment passé à l'intérieur (et comme j'avais chaud !), je me suis décidé à ressortir.

Qui osera s'asseoir ???

Ce fut une marche assez physique. J'ai fait le grand tour du parc, là où la neige avait été dégagée par les chasse-neige du parc. Mais je me suis enfoncé aussi dans des endroits plus déserts, là où sont plantés tous les lilas.. Rien à voir avec une promenade printanière ou estivale ! Je suis même tombé une fois...pas vu les quelques dalles en verre recouvertes par 20 centimètres de neige. Ça ne pardonne pas ! Mais bon, même pas mal !




Il y avait plus fada que moi : j'ai vu un type faire son jogging comme si de rien n'était. Pour preuve que je ne mens pas, on pourra le voir sur la petite vidéo.






Et puis, je me suis arrêté aussi longuement devant les mangeoires aux oiseaux, où ils étaient nombreux à se presser, à piailler pour se disputer les graines. Il y en avait de magnifiques, avec de jolis plumages jaunes ou rouge. On peut voir ces oiseaux également sur la vidéo (il est préférable de l'afficher en grand pour distinguer les couleurs), mais avec ce temps où le ciel se confond avec le sol, où les couleurs vont du blanc au gris clair, ce n'était pas aisé de réussir de jolies prises de vues.



Je ne sais pas combien de temps je suis resté dans le jardin. Tout ce que je sais, c'est que j'étais transformé en début de bonhomme de neige... La neige s'était transformée en une croûte de glace sur mes vêtements. Et puis, je porte rarement gants, bonnet et echarpe. Je n'avais pas de raison valable d'en avoir aujourd'hui. J'ai donc eu un joli casque de glace sur les cheveux, sur les sourcils et dans la barbe. La photo où je suis donne l'impression que j'avais froid. Erreur, je n'ai pas senti le froid...mais je pense que mon sang devait malgré tout circuler un peu plus vite.



J'ai eu le temps de ruisseler gentiment ensuite dans le métro. Lorsque je suis ressorti de celui-ci et regagné ma rue pour rejoindre la maison, l'ambiance était encore plus polaire que le matin : on ne voyait plus certaines voitures, il fallait marcher sur la route en raison des trottoirs non déneigés.



Finalement, pour le restant de la journée, j'ai continué à regarder tomber la neige le nez collé au carreau.


NB : On peut toujours afficher les photos en grand en cliquant dessus

vendredi 2 mars 2007

La Tour Olympique



Exposition universelle, Paris, 1900
Jeux Olympiques d'été, Montréal, 1976


Ces deux événements, pour chacune des deux mégapoles se faisant face de chaque côté de l'Atlantique, prendront de la hauteur grâce à l'érection d'une tour. La tour Eiffel pour Paris, bien sûr (qu'on trouvait si laide à l'époque qu'il y eut même des avis de personnalités assez virulents pour demander sa destruction - Gounod, de Maupassant, Dumas fils !!!) et la Tour olympique pour Montréal.


Aujourd'hui, la Tour Eiffel symbolise Paris, tout comme la Tour olympique est, avec le pont Jacques Cartier, la photo d'identité de Montréal.

Pour coller mes yeux aux hublots des avions lors des atterissages, je peux assurer que voir d'en haut ces deux monuments, et les reconnaître de loin, refile quelques palpitations...

Pour avoir un aperçu de ce que donne une vue aérienne et la place que prend la structure de la tour dans le paysage urbain, on peut grimper au Mont Royal.





C'est une prouesse et un record d'architecture. La Tour olympique est, du haut de ses 175 mètres la plus haute tour inclinée au monde. Elle est haute au point de perdre sa tête dans le brouillard quand celui-ci tombe sur la ville.


On peut grimper au dernier étage de cette tour à l'aide d'un funiculaire.

On y atteindra au dernier étage un observatoire duquel on pourra voir, par temps clair, le paysage alentour jusqu'à 80 kilomètres. On ne pourra évidemment rater le pont Jacques Cartier !

Et le quartier des affaires, pas très loin du Vieux Port

A quelque endroit que l'on se trouve, dans l'Est de la Ville, il y a peu de risques de la rater. Dans notre ancien quartier, elle faisait partie du paysage quotidien. Depuis la fenêtre de la cuisine de notre premier appartement, déja. Et en se promenant vers le marché Maisonneuve.


Et puis, qu'on aille au cinéma ou au jardin botanique, la Tour Olympique s'impose encore ! (Mistinguett disait, dans une chanson "La Tour Eiffel est toujours là..." On attend que Stefie Shock ou Robert Charlebois nous écrivent une chanson à la gloire de la tour de Montréal... Bon, c'est peut-être déjà fait, ma culture est grandement à parfaire...)



Je la trouve bien harmonieuse, moi, cette construction. D'ailleurs, je vais laisser parler les dernières photos.. Nul doute qu'elles sauront appuyer ce que je dis...


Pour terminer, je sais qu'il y a des parisiens qui ne sont jamais montés en haut de la Tour Eiffel, tout comme je sais que bien des montréalais ne sont jamais montés en haut de leur tour. Alors un conseil : courez- y ! Vous ne serez pas déçus !!!

mercredi 28 février 2007

Les serres du Jardin Botanique - Les Orchidées




Je pensais en avoir terminé avec les différents articles déjà écrits sur le Jardin Botanique, mais je me rends compte que je suis loin d'en avoir fait le tour.



Lorsque le temps est à la pluie, seule raison valable qui justifie de n'être pas à l'extérieur, il y a deux endroits où véritablement se réfugier en y faisant passer le temps : l'insectarium et les serres. Je pourrais parler du premier lieu, mais je le ferai une autre fois. En ce qui concerne les serres, elles méritent plusieurs sujets car les plantes qui y sont présentées sont diverses.


Il y a des plantes tropicales, des cactées, des bonzaïs, des fougères, et surtout, régal pour le photographe amateur que je suis : des orchidées.

Les formes, les tailles, les groupes et les couleurs sont très variées. Autant de bonnes raisons pour s'y attarder longuement.



Tout ça donne envie de vanille, non...?

dimanche 25 février 2007

Le mot Papillon s'écrit avec deux ailes.




Tous les ans, pour environ deux mois, se répète un événement entomologique dans la grande serre du jardin botanique de Montréal. Il s'agit de l'exposition Papillons en liberté. C'est un rendez-vous très prisé du grand public. Ce samedi après midi, il n'y avait pas trop de monde. Il faut dire que l'opération débutait seulement.



La boutique, quant à elle, était déjà fin prête pour célébrer l'événement.


Les papillons invités sont des papillons tropicaux. Il en existe des diurnes et des noctures, ces derniers ayant une étape supplémentaire dans leur évolution. Un des animateurs nous a expliqué pourquoi les mâles avaient de plus grands antennes que les femelles (pour mieux capter les phéromones émises par les femelles).

Ce n'est que le début de l'exposition. Il faudra revenir pour voir d'autres espèces évoluer. Je vais essayer de donner le nom des papillons pris en photos ci-dessous. Je ne les ai pas toutes publiées car je ne suis pas satisfait du résultat. Il me faudra y retourner et m'armer de plus de patience.
Ci-dessus et ci-dessous : Parthenos Sylvia-Clipper - Asie du Sud-Est (7-8 cm)


Ci-dessous : Attacus Atlas - Papillon cobra - Asie du Sud Est (15-25 cm)


Ci dessus et ci dessous : Morpho Poleides - Morpho bleu - Amériques du Sud et Centrale (9-13 cm)

Les quatre photos suivantes montrent le même papillon, mais les ailes repliées. La couleur bleue, qui est en fait le résultat d'un mécanisme extrêmement complexe de défragmentation de la lumière et non de pigmentation, n'est plus apparente.





Ci-dessous : Graphium agamemnon - Porte-queue geai Asie (5-6 cm)


Les quatre photos ci-dessous : Idea leucone - Asie du Sud-Est (10-12 cm)





Ci-dessous . Détail d'une aile d' Ideopsis juventa - Asie du Sud-Est (6-7 cm)


Les deux photos ci-dessous : papilio rumanzovia - porte-queue écarlate - Asie du Sud-Est (10 cm)


Pour ce dernier...je sèche ! Si quelqu'un sait...!




Every year, for two full monthes, there is a great event in the in the main greenhouse. It's an exposition with a lot of different alive butterflies.

At this time, it's always a crowded place. This satuday afternoon, there was not so much people. But the exposition was just at the beginning otf the two monthes.
The shop was ready for selling a lot of things about butterflies. The seconbd picture showes a glass with painted butterflies.
Butterflies are coming from the Tropics. Some of them are living during the day, and the others during the night.
These pictures are the first about the event. I'll be back in the next fews days to make another pictures.

Apres midi d'hiver au Jardin Botanique

Samedi après-midi...
Temps sec, froid, mais très clair et lumineux sur Montréal. Impensable de ne pas passer quelques heures au dehors.

Le programme a été diversifié (et fera l'objet de plusieurs textes à venir) mais nos pas nous ont portés au belvédère du Mont-Royal et ensuite au jardin botanique (mon lieu de prédilection montréalais).

Au jardin botanique, rupture momentanée avec l'hiver grâce à une nouvelle rencontre avec les orchidées des serres, et les papillons volant en liberté, qui sont présentés au public, avec un succès à chaque fois surpassé, pour la dixième année consécutive.

Et puis, retrouvailles immédiates avec le général hiver sitôt la visite des serres achevée, en allant marquer de nos pas les allées enneigées du jardin chinois. Ce sont ces quelques instants que je décris maintenant.

Le lac qui est entouré par les lanternes à la fin de l'été est désormais gelé. Un épais manteau de neige bien moelleuse recouvre une couche de glace suffisamment solide pour nous permettre de marcher au mileu du lac, et découvrir le jardin sous d'autres perspectives.

Le soleil se couche, quelques nuages redessinent le ciel. C'est très silencieux, presque sauvage, il n'y a personne.


Nous passerons un bon moment à savourer cette beauté et cette quiétude. Le soleil commence à se fondre dans les basses branches d'un arbre gigantesque. Il ne vas pas tarder à disparaître...

Il faudra attendre de longues semaines avant de voir courir des rosiers le long de ces jolies grilles forgées.

Les serres laissent deviner l'été artificiel qui y règne.


Et puis, moment magique. S'invite dans le paysage un hôte typique du Québec, mais néanmoins peu commun dans Montréal: un cardinal rouge du Québec. Furtivement aperçu cet été dans le jardin, ce bel oiseau a décidé de se montrer dans sa jolie livrée rouge dans un décor bleu et blanc, les couleurs du Québec.

Ce n'est qu'une petite tâche de couleur perdue dans les branches, mais une approche prudente, et un zoom déployé au maximum, dévoileront les formes et les couleurs de ce superbe oiseau.



Son envol a sonné l'heure du départ. Un dernier cliché, juste pour le plaisir du mariage des ombres des arbres dans la neige immaculée.



I'm going to try to make a short english translation about my french text above. Sorry for my bad english, just a remember from my school life.
This saturday afternoon was pretty dry and cold, but the sky was very shiny and clear in Montreal. The dreamy weather to take a long walk outside.

We have done several things : a walk at the top of the Mont-Royal and a new visit in the botanic garden (my favorite place).
A long moment to see the tropical flowers, and the free flying alive butterflies, a wonderfull show...

And, to finish the visit, a walk in the snowy chinese garden .
The small lake is now completely frozen, and there is a lot of snow on it. We were for the first time able to walk on this lake and to see another view from this new point.

After a short while, the clouds started to invide the blue sky. All was very quiet and peacefull. It was time to return at home. There was still light inside the greenhouse.

And, just as we were to go outside the botanic garden, we saw a wonderfull bird on a tree. The name of this bird is, in french : cardinal rouge. We didn't use to see so much this bird in the past years in Montreal, but it seems that this bird is now more present in town. I heard once that it was possible that the more warm weather was an exponation.

It was the first time that I saw so close this beautifull bird. I hope that it's not the last !

vendredi 23 février 2007

Entrez dans la Ronde

Résider à Montréal et ne pas passer au moins une journée à la Ronde en été quand on aime les sensations fortes et les distractions est une véritable hérésie.

Mais qu'est-ce que la Ronde, exactement ?
Tout simplement un grand parc d'attractions, situé sur l'île Sainte Hélène. Compte tenu des rigueurs de l'hiver qui sévissent à Montréal, ce parc n'est bien évidemment pas ouvert toute l'année. Pour mieux en apprécier tous ses charmes, une chaude journée d'été est le plus recommandé. Si vous avez aimé le parc Astérix, Europa-Park ou PortAventura, c'est certain vous adorerez la Ronde !

Evidemment, il ne faut pas arriver trop tard dans la matinée. Mais dans ce cas, il vous faudra prendre soin à ne pas gagner d'emblée une de ces énormes peluches, qui aura tôt fait de vous encombrer pour la journée entière, que vous terminerez en disant : j'en ai vraiment plein le dos !!!

La Ronde offre toutes sortes d'attractions. Il y en a pour tous les goûts, et même les enfants ont leurs manèges sensationnels, mais conçus à leur échelle. Attention, pas seulement de gentilles petites chenilles, hein, mais aussi et déjà des manèges pas loin de leur mettre la tête à l'envers.

A propos de mettre la tête à l'envers, plus d'un manège vous le proposera, de manière plus ou moins intense. Mais les splus spectaculaires ne sont pas forcément ceux qui offrent le plus de sensations.

Ainsi, les montagnes russes en bois que l'on voit en arrière plan sur la photo ci-dessous ne sont pas bien méchantes. Au bout de la seconde fois, on y lirait tranquillement le journal. Ce qui n'est pas vrai pour le manège orange. C'est bien ces manèges qui vous font chavirer de haut en bas : si vous vous contentez de les regarder, ils vous feront aussi gagner de l'argent. C'est fou ce qui tombe des poches des gens et que retrouve dans l'herbe !!!


Un que je me suis bien gardé de faire pour le moment, c'est celui du dessous. Je crois qu'il s'appelle le Manitou. Notre ami Guillaume, qui ne se défile devant aucun manège, surtout ci celui-ci offre des sensations fortes, avait du mal à se souvenir où il habitait une fois le tour terminé.

En témoigne la photo ci-dessous.


On peut également prendre de la hauteur, tout en virevoltant. J'en connais un qui n'était pas au mieux de sa forme dans le manège du dessous (non, non, ce n'est pas moi...!)


Et parfois, les choses vont si vite qu'on a pas le temps de se rendre compte de ce qui c'est passé exactement...

Mais on trouvera des manèges plus classiques, qui, en comparaison aux autres, sont des promenades de santé.

Beaucoup de jeux d'eaux aussi sur le Parc. Ce requin suspendu par la queue sera certainement moins mouillé que vous lorsque vous seres passez dans le Splash (ou y aurez été simplement spectateur...)


Pas de bon parc d'attractions sans quelques coins restaurations. En revanche, que faut-il penser exactement de cette enseigne "Fines Poutines " A part pour la rime, ces deux mots assemblés sont une incohérence...! (je donnerai une description de la poutine ultérieurement à mes compatriotes qui ignorent ce plat quebecois - oui, rien à voir avec l'épouse d'un certain Vladimir !!!)

En revanche, tout le monde sait ce qu'est la Barbapapa.... Sauf quand elle est conditionnée en sachets plastiques...!


Enfin, après s'être epuisé et enivré de sensations fortes, on ne peut quitter le parc un mercredi ou un samedi soir sans assister aux traditionnels feux d'artifices de l'été - dont je parlerai aussi un peu plus tard - La Ronde est incontestablement le plus bel endroit pour y assister ! Ces feux sont une réelle féérie, qui font oublier tout ce qu'on a pu connaître avant en d'autres lieux.


La pénombre fait alors place aux jeux de lumières, et le parc se transforme à nouveau...sous les yeux des lutins de Loto Québec (cousins Québécois des Schtroumpfs, non ?)


Place aux mille et unes lumières !




pour un aperçu en vidéo, c'est en dessous que ça se passe... Hop, un petit clic !